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Yannick Marceau

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Le variant Omicron ne serait pas plus grave que la souche Delta

Le réputé immunologue américain Anthony Fauci a déclaré mardi que les indications préliminaires suggèrent que le variant Omicron ne serait pas plus grave que les souches précédentes, et probablement même plus bénin.


Il a affirmé à l’AFP être « quasiment certain » que le variant Omicron ne causerait pas de cas plus graves que le variant Delta.


Cyril Ramaphosa, Président de l'Afrique du sud, pays où la Covid-19 se propage plus rapidement que jamais, avait déclaré lundi qu'il existe des indications préliminaires selon lesquelles le nouveau variant pourrait causer des symptômes potentiellement moins graves que les autres formes du virus.


Omicron serait déjà dominant dans ce pays qui enregistrait moins de 300 nouveaux cas de Covid-19 par jour il y a un mois à peine, mais qui en compte quotidiennement plus de 10 000 depuis le 1er décembre, en raison de l'apparition du variant Omicron, plus contagieux que ses prédécesseurs.


Cependant, des chercheurs d'un centre hospitalier de Pretoria, Capitale administrative de l'Afrique du sud, ont indiqué que leurs patients atteints de la Covid-19 sont beaucoup moins malades que ceux qu'ils ont traités auparavant, et que d'autres hôpitaux du pays observent la même tendance. En fait, la plupart de leurs patients infectés auraient été admis à l'hôpital pour d'autres raisons que le coronavirus et ne présenteraient aucun symptôme associé à la Covid-19. 


Les scientifiques mettent en garde la population face à l'optimisme des chercheurs sud-africains. Omicron n'a été découvert que le mois dernier et des études supplémentaires seront nécessaires pour déterminer si le nouveau variant est davantage susceptible de provoquer des cas graves de la maladie.  L'impact réel des cas graves de la maladie a souvent lieu à retardement, les hospitalisations et les décès étant souvent très en retard sur les contagions initiales. Par ailleurs, la démographie de la population sud-africaine étant particulièrement jeune, les cas graves pourraient être attendus plus tard dans les prochaines semaines.


N'empêche qu’un rapport publié ce week-end par des médecins du Steve Biko Academic and Tshwane District Hospital Complex à Pretoria offre une vision plus encourageante du variant Omicron. Le Dr Abdullah, directeur de l'Office of H.I.V./Aids and Tuberculosis Research au South African Medical Research Council, a examiné les 166 patients atteints du coronavirus qui ont été admis au Centre hospitalier de Biko-Tshwane entre le 14 et le 29 novembre et a constaté que leur durée moyenne d'hospitalisation n'était que de 2,8 jours. Moins de 7 % d'entre eux étaient décédés. Au cours des 18 mois précédents, le séjour moyen des patients atteints de la Covid-19 était de 8,5 jours, et 17 % d'entre eux en sont décédés. Des séjours plus courts permettraient de réduire la pression sur les hôpitaux.


La plupart des patients ont été admis "pour des diagnostics sans rapport avec le Covid-19", indique le rapport, et leur infection "est une découverte fortuite chez ces patients et est largement due à la politique de l'hôpital qui exige des tests pour tous les patients". Le rapport indique que deux autres grands hôpitaux de la province de Gauteng, qui comprend Pretoria et Johannesburg, présentaient des pourcentages encore plus faibles de patients infectés ayant besoin d'oxygène.


jusqu'à présent, malgré l'augmentation considérable du nombre de cas, les décès dus à la Covid n'ont pas augmenté en Afrique du Sud.


Même en Europe, les indications sont à l’effet que les premiers cas avérés du variant Omicron seraient assez bénins. Dre Emily S. Gurley, épidémiologiste à la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, a déclaré qu’il ne serait pas surprenant que ce soit le cas, même s’il est encore trop tôt pour pouvoir le conclure avec certitude.


En l'absence d'informations plus solides, les gouvernements ont réagi à Omicron en imposant de fortes restrictions aux voyages internationaux et de nouvelles exigences en matière de vaccination.